Dans l’imaginaire collectif on entend dire que la vie à deux c’est meilleur. De plus dans la Bible on apprend que l’homme n’est pas fait pour vivre seul. On peut donc supposer à juste titre qu’il faut être marié pour être heureux.

Si la quête de réalisation de soi est centrale dans la formation du lien et dans la décision de se marier, c’est alors que la durée risque d’être problématique.

En effet, au fil du temps, chacun évoluera, même s’il n’est pas certain que l’on change vraiment. Les besoins psychologiques de l’un et de l’autre ne seront plus les mêmes.

Tel homme qui recherchait dans son épouse une femme au profil opposé à celui de sa mère pourra lui reprocher, dix ans plus tard, de ne pas lui ressembler.

Telle femme qui était attirée par un homme à cause des idéaux élevés pourra lui reprocher vingt ans plus tard son manque de sensualité.
Choix du conjoint et facteurs psychologiques

Selon les psychologues, le choix du conjoint est conditionné par trois types de facteurs : narcissiques (quête d’une image valorisante de soi), par étayage (appui sur les besoins élémentaires issus de l’enfance), défensifs (protection contre une part inquiétante de sa personnalité).

Toutes ces données vont changer : l’image de moi qui me gratifie, les manques venus de loin, la part dangereuse dont je veux me protéger ne sont pas les mêmes à vingt, soixante ans !

Si donc le psychologique, c’est-à-dire l’ensemble des représentations qui nous déterminent, a été le seul ressort et s’il le demeure, viendra inéluctablement un moment où une frustration s’installera, où un fossé se creusera.
Volonté et liberté

Sans volonté, c’est-à-dire sans la ferme résolution de durer, le fossé deviendra un abîme.
Nous serons livrés à la fatalité des mécanismes psychologiques, qui peuvent fonctionner comme un destin en effet, si aucune volonté, c’est-à-dire aucune affirmation en acte de la liberté, n’intervient.

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